De l’autre côté des nuages

A la neige aérienne qui tombait sans un bruit sur Paris qui s’éveillait, a succédé un soleil radieux qui m’éblouit dès que l’avion a percé cette strate opaque de coton blanc. De l’autre côté des nuages, je retrouve le bleu azur de la voûte céleste et le soleil qui fait briller de ses rayons metalliques les perles d’eau restées accrochées aux ailes de l’avion.
32 J – Je ne profiterai que très peu de la vue que m’offre ma place près du hublot, me laissant aller à un sommeil serein tout au long du voyage. Mon périple onirique ne sera interrompu qu’aux seuls moments des repas et je m’empresse de me rendormir ensuite, trop peu patiente pour rester éveillée et assister passive à ce défilés d’heures qui n’en finissent plus de se prolonger, me faisant la prisonnière contrainte mais heureuse de cette carlingue argentée qui me déposera bientôt à Miami !
Après 9 heures de voyage, les plis de mon oreiller encore tatoués sur la joue, je regarde l’avion aborder la descente au-dessus de Miami. Nous traversons des couches de nuages très denses rangés les uns à côtés des autres, figés dans un tableau monochrome et lumineux auquel s’offre comme seule ombre celle que projette l’avion. Nous nous posons ensuite sur le tarmac de MIA, laissant derrière nous le ciel encore rempli de voyageurs impatients, amoureux, blasés, angoissés ou mécontents qui vont poser leurs baggages, leurs rêves et leurs ambitions sous d’autres lattitudes, en dessous d’autres nuages.
2 valises à récupérer, 1 officier de l’immigration et 1 agent de la douane plus tard, débarassée de mes craintes de voler au-dessus de l’atlantique, souriante et heureuse, je retrouve Rémy pour un nouveau voyage qui commence cette fois sur un même continent !

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