Le basket et autres considérations hautement sociologiques

Hola todos!

Et non vous ne rêvez pas… je parle presque espagnol ! Si, si c’est vrai, après en avoir parlé pendant deux ans, je m’y mets et dans un mois je pourrai sans aucun doute vous décrire mon petit déj’ en espagnol de A à Z, « j’ai bu du café, j’ai posé le pain sur la table, j’ai mangé une pomme, j’ai enlevé les pépins… » bref, de quoi vous faire rêver encore et encore ! 🙂

Let’s go Heats !

Bref, dans le reste de l’actualité, vendredi soir nous avons été voir notre premier match de NBA : Miami Heats vs Chicago Bulls. Nous voici donc tout en haut de l’American Airlines Arena –la cours de récré des Heats- assis sur nos perchoirs en plastique coloré qui surplombent une foule de spectateurs qui s’agitent sur leurs sièges rouges, oranges, violets, qui crient, sifflent, comptent les points et ne se laissent pas distraire par leurs voisins qui mangent du pop corn. Bref, pour ceux d’entre vous à qui ça parlerait davantage, c’est comme une très trèèèès grande salle de classe -et nous nous sommes au dernier rang! Nous voici donc installés pour plus de 2 heures de spectacle. Pour planter le décor : le basket c’est comme à la télé, mais à la place des pubs il y a des pizzas gratuites, des lancers de t-shirts par des barbies en mini-shorts empruntés à leurs copines du hooters, une démonstration de hip-hop, une fanfare, des pubs pour Kia, encore des t-shirts gratuits (mais à 2km du terrain c’est vraiment dur de les attraper!), et je passe les choré des cheerleaders et autres courses de schroumpfs dans des shorts oversized. Show must go on ! Et entre deux déhanchés de pom-pom girls qui ont déjà changé 3 fois de tenues à paillettes, les joueurs squattent le plancher pour montrer aux Bulls qui fait la loi !

Le terrain ressemble à un bac à sable de là où nous sommes placés, mais heureusement nous pouvons suivre l’action sur les écrans géantissimes et voir tous les détails du match jusqu’aux chewing-gum mastiqués par la majorité des joueurs alors qu’ils marquent leurs adversaires, tirent des lancers francs les yeux fermés la bouche en cœur ou propulsent leurs 2 mètres de muscles vers le panier qui attend impassible au bout de son mât. Et aucun ne s’étouffe ! Wow! Aussi dérangeante qu’elle soit, cette observation ethnologique est donc désormais incontestable : les joueurs de baskets font de la concurrence à la femme contemporaine qui maîtrisait, seule, depuis des siècles, l’art délicat du multi-tasking. Jouer et mâcher, l’affaire est réglée !

Score final 108-95. Dwyane Waaaaaade  was in da place et on a gagné ! Cette expérience ethnographico-sportive m’a beaucoup plu et j’espère récidiver en respectant le dress code approprié la prochaine fois (jersey taille XXL en polyester aux couleurs des Heats et voix stridente bien affutée).  Et je vous épargnerai mes commentaires nelsonesques : si vous voulez une vraie description du match je vous laisse surfer sur l’équipe.fr ! (Et je ne sais toujours pas ce que veut dire NBA… No Blond Allowed ???)

PS :  Cher(e)s ami(e)s, toutes mes excuses, les photos tant attendues des shorts à paillettes des cheerleaders et des pectoraux musclés des joueurs ne seront pas pour cette fois, nous n’avions pas d’appareil photo (mais de toute façon nous n’avions pas accès aux vestiaires pour les photos authentiques et les joueurs ne pouvant pas tenir une minute en place sur le terrain les clichés auraient été flous…)

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