Cartes postales du boulot

Cher journal

Tu m’as beaucoup manqué.

Chers amis en vacances qui lirez ces mots à votre retour,

Ceci n’est pas une carte postale et nous ne sommes pas vraiment à la plage mais je prétendrais qu’il en est ainsi le temps d’un article, car je réclame aussi mes 2 mois de grandes vacances en vertu de ma nationalité Française ! Et je m’adonne donc au plaisir sacré des cartes postales (revisitées), des confins du département de Psychologie de ma fac d’où je vous écris ces quelques mots. Bref, que s’est-il passé le mois dernier pendant que nous n’étions pas en vacances, que nous n’avons pas fait nos valises et que nous n’avons pas eu besoin de demander aux voisins de venir arroser les plantes en notre absence ? Et bien, pendant qu’en France les fashionnistas réinvestissaient Saint-Germain-des-Près (dixit Le Monde), les Etats-Unis se grattaient les fonds de tiroir jusqu’à s’en limer les ongles pour trouver l’argent qui servira à combler l’innommable déficit qui fait grincer des dents d’Obama, de Christine Lagarde et de Moody. Nous avons assisté aux premières frasques des candidats à l’investiture pour les partis politiques en vue de la présidentielle. Le Tea Party a ressorti les nappes blanches pour se préparer aux grands pique-niques et aux débats télévisés. Et nous… nous avons déménagé un étage plus bas.

Le mois de Juin fut propice aux visites de nombreux d’entre vous avec qui nous avons plagisé, evergladisé, Key Westé, barbecu-isé, brunché, kayaké, bien rigolé, petit bac-isé, bronzé (même si je n’en porte toujours pas les traces visibles…). Bref, un été intense. Mais la cigale ayant chanté tout l’été et moi m’étant bien amusée avec tous nos invités de passage, je me trouve fort pourvue de travail une fois la fin du semestre venue. Alors pendant que d’autres plagent (du verbe « plager » of course), débatent, cultivent, culturisent, valisent, travaillottent, s’embouchonent dans les artères d’un Bison pas rusé, nous on ne voit pas le temps passer. Rémy Toastmasterise pendant moi que je révise. Et je me prépare avec grande impatience à l’arrivée des prochains touristes sur notre canapé.

Tiens d’ailleurs, chère petite sœur qui me dépasse de 10 cm et qui va bientôt débarquer chez nous,

Prière de me ramener mes vêtements que t’ai gracieusement prêtés ces 2 dernières années pour faute de place dans mes valises.

Cher Amy Winehouse,

Elle est triste ton histoire.

Chères amies du mois de Juin,

Vous avez laissé derrière vous une taie d’oreiller violette, je répète, une taie d’oreiller violette. Aucune d’entre vous ne me la encore réclamée. Je la garde jusqu’à mon prochain voyage sur la planète France.

Chère Miss Météo de M6, tout droit venue des antres de la télé réalité,

Nous nous passerons de tes services cet été. A Miami point besoin de tes talents pour nous prédire le (beau) temps. Ici l’été c’est mi-figue, mi-raisin, mi-cafe mi-leche, comme ci comme ça quoi, le matin il fait un peu gris sur l’ensemble du Sud de la Floride, et l’après-midi c’est tout simplement de la pluie, en fines gouttes, en averses bien consistantes ou en nuages noirs qui lâchent bientôt leurs chimères, l’eau se déclinent dans toutes ses combinaisons pour raviver le cœur de ses marais asséchés. Bref, ceci est ma carte postale météo annuelle qui ouvre la saison des ouragans (mais je suis un peu en retard vous m’en excuserez). Je ne sais pas pourquoi je me sens irrésistiblement attirée par ce sujet climatique, c’est plus fort que moi autour du mois de Juillet ça me démange, j’en fait une affaire diplomatique, presque une question d’horloge biologique !

Cher Bison Futé,

Pas de week-end de grand départ en ce jour du 14 juillet, sur les routes de Miami c’est noir toute l’année, de quoi te boucher les artères de la tête aux pieds. Des voitures qui font trois fois la taille d’une Twingo, s’amassent tels des Lego dans les bras de Chiva des autoroutes de Miami.

Chère Floride du Nord qui m’était il y a peu encore inconnue,

J’ai bien aimé te visiter la côte est pendant ce week-end de memorial day. Tu es bien candide et innocente comparée à ta comparse du Sud qui brille de ses frasques et de ses éclats.

Cher temps qui passe (trop vite), comme je regrette d’avoir ri à ton passage, j’ai 100 choses à faire, du courrier à rattraper, et mon blog à faire revivre, pauvres brouillons oubliés sur des bouts de papier dont l’encre s’efface déjà d’avoir été diluée dans les larmes de ma sueur (figuratif, on s’entend hein !) ces dernières semaines.

Cher Michel Denisot & co, vous manquez à nos dîners. Quand sonne l’heure du dessert, j’adore glousser la bouche pleine en regardant le Petit journal.

Mon chéri,

Merci d’avoir cuisiné hier soir, et tous les autres soirs des dernières semaines !

Cher WordPress,

Mon article doit être vraiment mauvais, ou alors wordpress s’inquiète de mon absence prolongée car ils ont rajouté sur le tableau de bord l’option « writing helper », comme pour me faire comprendre avec un grand sourire poli que j’aurais du mieux tenir ma plume ces mois passés. On me propose même « request feedback », ça commence à m’inquiéter !

PS: Chère boîte aux lettres lamantin, tu nous as tellement faire rire sur notre chemin de retour de Key West que nous avons fait demi-tour pour te re-reluquer !

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