Recette anti-stress du lundi pour coureuse du dimanche

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Lundi matin est arrivé, avec sa montagne de choses à faire, la to-do list qui s’allonge à chaque minute, le stress qui me réveille en sursaut bien avant même que mon réveil n’ait eu le temps de me siffloter ses cui-cui d’oiseaux. Il était temps que je retourne courir. Ca faisait longtemps, trop longtemps, que je n’y avais pas été. J’en avais besoin pour me relaxer.

Le stress commençait à me faire faire des choses bizarres, ou inutiles, ou juste un peu « time consuming » quand je n’en avais pas, du temps. Plusieurs fois je me suis prise en flagrant délit en train de compter les fruits et légumes que je mangeais chaque jour (5 mine de rien c’est beaucoup et c’est dur d’y arriver !), je me suis mise au ménage (ça c’est très étrange), j’ai lu des pages et des pages de blogs sur l’entreprenariat. Je me suis posée mille fois la question : et si je n’avais pas vendu mon âme à une career-to-have de psychologue, qu’est-ce que j’aurais fait de ma vie ? Ecrivaine à deux sous, chercheuse en génétique, marathonienne professionelle, WHY NOT ?! Est-il trop tard ? Maybe… Anyway…

Et puis courir ça me laisse du temps pour rêver et me poser toutes ces grandes questions existentielles !

J’aurais pu y aller les yeux fermés, le chemin m’est familier. Mais j’ai gardé les yeux bien ouverts, et tout mes autres sens bien éveillés aussi d’ailleurs, c’était une occasion en or pour m’entraîner à la « zénitude », à la méditation. Je vous déjà parlé de cet exercise de minfulness que j’ai utilisé souvent avec des patients stressés : concentrez-vous sur 5 sons dans votre environement ? Mais ça peut être aussi des sensations tactiles, des odeurs, les choses qui passent sous vos yeux, qu’elles soient belles ou pas … Voici donc le début de ma petite liste « mindful » de cette course de lundi après-midi :

1) Il y avait le son metallique des balles de golf que l’on envoie valser, 2) la lumière chaude du soleil qui se couchait, 3) des arbres aux longues branches qui tombaient, lourdes et fatiguées du temps qui passe, bien plus fatiguées qu’elles ne l’étaient lors de mon dernier passage, 4) l’air chaud, presque étouffant qui me suit à la trace, puis une petite brise légère qui passe en un instant, un fantôme qui vient vous souffler un peu d’air frais sur les gambettes, 5) une feuille qui tombe et se retrouve accrochée au ciel, presque invisible dans la dentelle de la grande toile d’araignée.

Je suis rentrée au soleil couchant. Re-la-xée.

Et vous, quelle est votre recette anti-stress ?

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